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Le
rayonnement
On «entre» dans un tableau de Jean-Jacques Wambst
comme
dans un univers. Sa peinture se prolonge hors du cadre, comme les
rayons fusent depuis le soleil. Il aime raconter son parcours
artistique. Son frère aîné peignait, il
fit de
même. C’était la première
fois, il avait 35
ans. Il essaya l’huile, l’encre dans un
enthousiasme
grandissant. Et pour se dépasser et se lancer un
défi, il
voulut peindre des chevaux pour faire un cadeau à sa
mère. Ce fut le départ… et ces
premiers pas
devinrent vite un galop.
Un an plus tard, en 1996, il prenait des cours. Encore une
année, c’était lui
l’assistant du professeur.
Sa première exposition, en 1998, se décida en
quinze
jours. Une réussite, un feu d’artifice !
Il voulut
alors tout à fait apprivoiser les techniques, en effectuant
un
stage d’un an à Paris, avec les écoles
Boulle et
Duperré, ce qui correspond à trois ans de
Beaux-Arts.
Puis, de retour sur Lyon, il suivit des stages de gravure. Depuis sept
ans, grâce au Comité d’Entreprise de la
SNCF
(où il travaille), il connaît le bonheur
d’enseigner
à des élèves aussi
passionnés que lui, dans
un échange fructueux. Mais, en véritable artiste,
il sait
que, plus on avance, plus l’horizon recule. Pionnier de la
peinture, il continue à chercher. Après des
années
passées pinceau en main, il adopte, en 2002, le couteau
sculptant ses tableaux – une technique qui va le mener vers
l’abstrait, «un grand virage», dit-il.
Zao-Wou-Ky
devient son Maître spirituel. L’abstrait est plus
ardu que
le figuratif…puisqu’en principe «on fait
ce
qu’on veut» mais qu’en
réalité, la
toile ne peut vivre que par des énergies ;
«le
tableau nous oriente», affirme-t-il. «Certaines
formes
interpellent, c’est une force qui nous
mène». Oui,
à condition se savoir suivre ce guide ! Depuis peu,
Jean-Jacques Wambst a effectué ce qu’il appelle
«un
virage à 45°», une alliance de
l’abstrait et du
figuratif, suggéré – personnages,
ciels,
édifices. Un style marqué de sa griffe !
Les
œuvres de cet artiste rayonnent de plus en plus loin. Membre
de
la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris
depuis 2002,
il en sera bientôt sociétaire. Il est
déjà
sociétaire aux Indépendants de Paris. De
nombreuses
galeries l’accueillent, Galerie Artitude (Paris), Galerie
Camaver
(Italie), Galerie Gora (Montréal), etc. Il fait
également
partie de la Fondation Taylor à Paris.
Et ses toiles voyagent dans le monde, Espagne, Russie, Corée
du
Sud, USA, etc. Je quitte à regret cet appartement au
14ème étage, sachant que je vais retrouver le gel
mordant
de ce début de février.
A l’arrêt du bus, tout le monde grelotte. Mais
j’ai
emporté dans mon âme tant de lumière,
que pour moi
il fait beau.
Monique Clavaud
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