|
|
|
Année 2006
invitée d'honneur
Marie-Hélène MESTRALLET
|
 |
 |
 |
 |
|
Un
tableau est un poème dont les mots sont devenus formes et
couleurs. Chaque toile est une aventure nouvelle qui nous rappelle mes
années de maternités : l'idée
fécondante, le lent mûrissement de l'oeuvre, enfin
la mise au monde dans une joie souvent mêlée
d'inquiétude. J'aime devant une composition, rechercher
l'éclairage qui donne mystère et vie à
des formes très simples, et le symbole qui se cache en
elles. Je ressens du bonheur dans cette alliance de la tradition et de
l'idée personnelle.
|
|
|
|
|
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
 |
|
|
 |
 |
 |
 |
|
|
|
|
L’expression “nature
morte” m’a toujours
gênée. En anglais, on désigne par
“vie
silencieuse” un groupe d’objets, de fleurs, de
fruits de
légumes...
Mais Marie-Hélène Mestrallet peint
au-delà
d’une vie silencieuse. Dans ses tableaux, tout prend la
parole.
Elle organise un théâtre pictural, grâce
à
une imagination sans limites, une technique très
élaborée, et tour à tour la nostalgie
ou le sens
aigu de l’humour. Elle met en scène les objets qui
nous
environnent, des plus humbles (torchons, balais, cintres, savons), aux
plus nobles (verreries, aiguières,
draperies).
“L’objet, dit-elle, me donne le
sujet,”
Quelquefois le titre du tableau permet d’entrer dans son
univers,
réel mais énigmatique souvent, comme une
devinette, un
symbole.
Quelques exemples : “le canard à
l’orange bien
vivant”, serviette nouée au col, prêt
à
déguster une orange. Client et repas confondus. Des piments
du
plus frais au plus ratatiné, illustrent la chanson,
“si tu
t’imagines, petite”, que ma vieillesse ne viendra
pas ! La
toile intitulée “Nouméa”
s’inspire des
trompe-l’œil anciens, courriers, cartes
à jouer,
fixés sur un fond de bois, mais s’avère
contemporaine par sa composition. Un tel travail exige de nombreuses
préparations -au crayon, ou à la plume, ou
à la
gouache-, car le temps est nécessaire à cette
alchimie.
Son intérieur est peuplé, non pas de collections,
mais de
familles d’objets, qui entrent dans ses tableaux.
“J’ai un double regard, dit-elle, celui qui
découvre
l’objet, et celui qui lui donne l’existence
grâce
à la peinture”. Lieu de merveilles, qui
s’ouvre au
visiteur et qui lui fait ouvrir les yeux.
En partant, il me semble que la poignée de la porte
dessinait un sourire.
Monique Clavaud
|
|
|
|
|
|
|
Prix :
1985 : Mention spétiale
de la Société Lyonnaise des Beaux Arts, Lyon 1985
: Grand prix d'honneur, salon Sud Ouest de Lyon
1993 : Palme de la ville de Trévoux, salon Art et prestige
de trévoux 1994 : Médaille d'or du salon "les
amis des Arts" de trévoux"
2001 : Prix Corot les artistes du Xème, mairie du
Xème, Paris
2005 : Prix de peinture, Le Puy en Velay
2005 : Médaille d'argent "Arts Sciences et lettre", Paris
2005 : Creac Premier prix création sculpture, Villeurbanne |
|
|
Expositions
personnelles :
1960 : Galerie Bellecour,
Lyon
1972 : Galerie
des Templiers, Lyon
1984 et 1985 :
Galerie
Suzanne Mandon, Lyon
1991- 1992 :
Casino Grand Cercle, Aix les bains
1993 :
Impérial Palace, Annecy
1994 : Galerie
Cadr'in, Nouméa
1996 : Galerie
Barrier, Lyon
1998 : Agora
Tête d'or, Lyon
1999 : Galerie
l'Oeil de Huit, Paris
2000 : Galerie
Herouet, Paris |
Expositions collectives :
1993 : "le triomphe du trompe
l'oeil", Grand palais, Paris
1993 : Galerie Michelle Boulet, Paris
1995 : Musée Sursock, Beyrouth
1996 : "Batisseur de lumière" Château Lacroix
Laval (69)
1998 : "Mémoires enchantées" Chateau Lacroix
Laval (69)
1998 : Musée "Frye", Seattle USA : "Sept peintres
français de la réalité"
1998 : Hôtel de ville de Lyon : Le Cercle du réel
2000 : Galerie Les Nabis, Lyon : "de la réalité
du trompe l'oeil"
2004 : Espace berthelot, Lyon
2005 : Lyons Club, Mornant (69)
2005 : Centenaire du Rotary International, Vienne (38) |
|
|
|
|
|